Concours

Pour toi.

cours universitaires

Mercredi 26 juillet 2006 3 26 /07 /2006 18:53

Séminaire

Mes très chers amis. Je vous envoie ci dessous le plan du séminaire que je propose ce semestre à mes étudiants. En espérant que celui-ci vous interressera.
Bien à vous,
Toujours vôtre, Boudin.


Introduction à la théorie de la philosophie arboricole appliquée par ordinateur.

Professeur Rieu, André.
Diplômé des arbres et des lettres.
Année 2004-2005.

      Qu'est-ce que c'est que cette chose ?!


L'histoire nous l'apprend, les Hommes et leurs actes nous l'apprennent, l'être humain s'est développé en suivant des règles totalement absconses. L'Homme sait pertinemment que Dieu n'est qu'une idée, mais il se le cache, tant l'absolu, l'absurde absolu lui fait peur. L'Homme et son développement ne sont rien d'autre qu'une veule et stupide suite de hasards. Et c'est la prétention humaine qui tente de faire croire que nous sommes quelque chose de spécial. Qui nous prouve en effet que nous ne sommes pas au pied d'une échelle de l'évolution ? A-t-on donc d'autres exemples de civilisations ?
D'autres « humains » vivant sur d'autres planètes à consulter, observer ? Et, de fait, à établir une échelle de l'évolution ? Sommes-nous donc tant fascinés par nous mêmes que nous en oublions de nous remettre en cause ? En me regardant, je n'ai pas franchement l'impression d'être le fruit d'une volonté supérieure...en m'écoutant non plus, soit dit en passant...
La théorie de l'histoire soutenue par Hegel tendrait à nous faire croire que l'homme est à la fois acteur et spectateur du monde, qu'il ne serait, à titre individuel, qu'une espèce de fourmi. Le « Weltgeist » (L'esprit du monde) serait l'accumulation des arts et métiers terriens, une sorte de liste exhaustive de tâches nous incombant « volontairement », tâches qui seraient sans rapport direct les unes avec les autres, mais dont l'agencement, quelle qu'en soit la forme, serait un tout compact et singulier, qui représenterait Dieu, en quelque sorte. Cette théorie n'est pas inintéressante. Elle relève toutefois d'une croyance en quelque chose de supérieur à l'être humain, ce que nous rejetons en bloc.

      La philosophie arboricole relève quant à elle d'une foi inébranlable en l'arbre. L'arbre est à l'humain ce que le pénis est à l'homme : son organe central. De même que la glaise est à l'origine de beaucoup de choses (la crème est en glaise, la capote, en glaise. La clef également) l'arbre est à l'origine d'encore plus de trucs.
Sans arbre, nous ne pourrions pas vivre plus de pas longtemps. Les arbres nous voient naître, ils nous voient mourir. Ils accompagnent nos jeux d'enfants, devenant bien souvent symboles de défis qui nous semblent, encore très jeunes, insurmontables.
      Mais la philosophie arboricole (Sylvae Philosophia) ne se contente pas de l'arbre. Il serait trop aisé de ne considérer que cet aspect de cette matière. Non que je mette en porte-à-faux la facilité, loin de moi cette pensée. Le terme « aisé » signifie ici simplement que l'étude trop concise de la philosophie arboricole dresserait une palette faussement légère de cette matière. Les plantes vertes seront également de la fête. Vous trouverez ci-dessous la liste des sessions de ce séminaire ô combien fascinant, et riche en rebondissement.
Les conditions de participation à ce séminaire sont une bonne connaissance orale et écrite du latin et du chaldéen, une participation active aux discussions, de même qu'un travail écrit à remettre à ma secrétaire, Evelyne Dahlia, bureau 1245 Bmx 52114, 1547812 bis Avenue des Saules, St Foulzy les Barbelés, cedex 5478

     

1_ Lundi 28 Brumaire 2004 :

La philosophie arboricole. Quoi qu'est-ce, en fait ?
Naissance de cette matière.
Jean-Baptiste Rameau. Un précurseur ?
Patrick Chêne : le premier théoricien.
André Mineur. Un philosophe arboricole malgré lui ?
Pépin le Bref : l'inventeur de la pépinière.

Bibliographie :
Mineur, André : Des souris et des pommes. Chapitre 2. Un peintre sapin. Editions La porte entrouverte. San Sebastian, 1999.
Chêne, Patrick : La critique est aisée. L'arbre est difficile. Editions ORTF. Paris 1947.
Rameau, Jean-Baptiste : Symphonie pour flûte de panda en bois d'eucalyptus. Banlieue nord de Mulhouse, 1786. (Pour cette œuvre, consulter la Bibliothèque des Arbres Appliqués)

2_ Lundi 4 Pluviôse 2004 :

Sylvae Philosophia. Les penseurs latins et l'arbre
      Platon : La généalogie de la pensée caritative évolutive au service des hortensias.
      Socrate : Les algues marinées. Mythe ou réalité ?
      Diogène : Mon tonneau est vide. Je cherche un rhum.

Bibliographie :
Les trois cités ci-dessus, plus l'introduction à la philosophie hégélienne de Michel de Guérandes.


3_ Lundi 11 Pluviôse 2004 :

Les arbrophistes chaldéens.
      La persécution des arbrophistes.
      La palmeraie d'Ur : Refuge des premiers arbrophistes
      Intégration des arbrophistes : « L'arbreas Corpus »

Bibliographie :
      L' « Arbrus Dei » Premières professions de foi. (Le texte ne nous est malheureusement pas parvenu en version originale. Pour la version sous-titrée Antiope, consulter la bibliotek)

4_ Lundi 18 Pluviôse 2004 :

Dans l'espace…
      Le Monbin du Malabar (Cytherae Dulcis) Premier culte conservé rédigé en langue originale, le Kantyanamar.
      Le Cordia Alliodora. Traces de cultes chez les Incas, les Mayas, les Parias, les Charias et les viticulteurs.
      L'Arbrie Saoudite : Arbres préislamiques.

5_ Lundi 23 Thermidor 2004 :

Au bouleau ! Passons aux choses sérieuses et laissons de côté l'histoire.
      Arbre : Symbole de régénérescence équivoque, ambivalente et pneumatique.
      L'Homme : à mi-chemin entre l'arbre et l'animal ?
      Citation à méditer :
« Dans la tranquillité d'un champ lexical, je poussais, tel un arbre, calme, solitaire, mû par les seules oscillations, et du vent, et des chiens levant la patte sur moi »
  Eugène Buisson, Anthologie. Montluçon sur Courges, 1922
     
« Si ce n'est thuya, c'est donc ton frère » La Fontaine et La Bruyère, deux arbrophistes convaincus. Animaux et plantes chez les deux auteurs.

     
6_ Lundi 38 Thermidor 2004 :

Négations de l'arbre. Usurpations.
      Arbres de la liberté : Républicanisme Vs. Arbrophisme.
      Le festival de Cannes / Les canards : Détournement de la palme.

7_ Lundi 158 Ventôse 2004 : Dernière session.

Explication de pourquoi on n'a pas fait d'ordinateur.
Résumé du semestre.
Distribution des prix.
Lancé de casquette très haut dans le ciel.
Pot d'adieu.
Sanglots étouffés.
Retenue de circonstance.
Retour à la maison.
Cuisson des œufs.
Mangeage des œufs.
Regardage de Canal Jimmy
Dodo.

 

Par Gonzague Loumintope - Publié dans : cours universitaires
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 26 juillet 2006 3 26 /07 /2006 18:54

Séminaire

Mes très chers étudiants,

Mes très chères étudiantes,

Mes très chers futurs collègues, je l’espère, du moins, sauf le gros barbu du fond, là, à droite, oui, toi, là

 

            Je tiens avant toute chose à vous remercier de vous être déplacés si nombreux en ce jour de la Saint André. Comme vous le savez, l’époque que nous vivons est une époque troublée par les événements que nous connaissons, tant et si bien qu’il n’est pas besoin de les citer, ces événements, qui nous troublent, pourtant, et ce dans la période qui, déjà trouble sans événements troublants, nous trouble, ce qui n’est pas pour nous calmer, justement, malgré la clarté induite par quelque professeur d’université, enclin dans un moment de lucidité toute aussi salutaire que soudaine à abreuver la soif inextinguible d’étudiants férus de connaissance et d’autres choses que la bienséance nous interdit toutefois de mentionner.

            Votre choix, excellent soit dit en passant, s’est porté sur mon séminaire, et je vous en remercie chaudement et de vive voix, avec ce ton légèrement péremptoire auquel il faudra vous habituer, je sais, ce sera dur, mais comme disait Micheline Presle : « Ce n’est pas parce que c’est gros que c’est pas beau ». Elle avait bien raison, la gueuse. En aparté, je tiens à ce que vous remarquiez qu’elle fut une des premières à remettre en cause la théorie de Joséphine (épouse de Napoléon) « Plus c’est petit, plus c’est mignon », thèse légitimement soutenue quand on voit son mari. Cette vérité de basse-fosse, où la patte de Micheline est entre mille reconnaissable, nous fait apercevoir des chemins nouveaux, des chemins de traverse, qui, pour citer Francis Cabrel, sentent bon la bohème et le voyage.

            Le champ dans lequel nous musarderons est celui de la philosophie arboricole, cela vous le savez déjà. C’est un vaste champ, que nous tenterons de travailler le mieux possible, jusqu’aux récoltes que je souhaite excellentes. Sauf pour le gros barbu au fond, oui, toujours toi. La littérature est abondante, les dangers fréquents, les pièges foisonnent, il vous faudra toujours être aux abois et la caravane passe.

Mais passons sans tarder aux thèmes du jour : Jean-Philippe Rameau, André Mineur et Patrick Chêne.

            Vous n’êtes pas sans le savoir, Jean-Philippe Rameau était un grand compositeur de musique de chambre. Son œuvre n’est pas loin d’être insignifiante, elle est toutefois relativement importante.

            Jean-Philippe Rameau est né il y a environ longtemps et est mort un peu plus tard, toujours au même endroit, à moins que cela ne fut légèrement plus au sud, les exégètes planchent encore dessus.

            Son enfance fut terrible. Il subit les quolibets de ses camarades, enclins à ne voir en lui qu’un nom, raillant celui-ci à qui mieux-mieux, allant du « Rameau de la Méduse » à « Rameaunichel » en passant par « eh ! Rameauneur ! » et par la Lorraine. Ces déboires firent prendre conscience à son géniteur que l’école était un lieu dangereux pour son rejeton. Il engagea dès lors une nourrice qui l’éduqua du mieux qu’elle put, à savoir mal. A l’instar d’un Sartre encore babillant, le petit Rameau regardait souvent son lettré de père en train de feuilleter les innombrables bouquins qui jonchaient les étagères de par trop poussiéreuses d’une chambre devenue pour le gnard un refuge bienheureux. Après plusieurs années d’observation empreinte d’une admiration calfeutrée, l’idée lui vint à l’esprit de regarder, justement, à l’intérieur de ces mystérieux objets dont il croyait qu’ils contenaient bien plus qu’un simple passe-temps futile. La légende veut que le premier bouquin qu’il ouvrit fût un recueil de partitions de Verdi. Notons l’anachronisme extraordinaire, et passons à la légende suivante.

La nourrice qui s’était occupée du marmot n’avait pas décelé chez le petit ses prédispositions à la lecture des notes de musique. Mal lui en prit, car, selon une autre légende, le premier recueil qui lui échut fut celui de Pachelbel. Pour les incultes qui ne connaîtraient pas ce compositeur (c’est toi, le gros, là, qui est visé. Oui, oui...toujours toi) Pachelbel est l’inventeur de la daube musicale. Mais, étant le premier, on lui pardonne.

Incontinent devant cette suite obscure de points ronds blancs et noirs, de clefs de sol, de fa, de douze et d’ut, le petit Jean-Philippe qui commençait à grandir à la vitesse que seule pourrait atteindre la navette Columbia si celle-ci n’était pas malencontreusement rentrée dans l’atmosphère, le petit Jean-Philippe, donc, se décida à apprendre seul cette langue qu’il devinait merveilleuse. Pour ce faire, il lui fallait un dictionnaire (vous remarquerez que ça rime), dictionnaire qu’il trouva dans la bibliothèque de son père, oui, je sais, ça rime toujours.

Sa première symphonie, vous le savez, ou du moins, vous êtes censés le savoir... le gros, là haut, c’est quoi la première symphonie de Rameau ? Oui, je sais, la probabilité que je te pose cette question à toi est assez faible, vu que vous êtes à peu prés 524 dans l’amphithéâtre, mais c’est à toi que je la pose... Alors ? Mmmmm ? Non, ce n’est pas la symphonie Truand. Ignare !

Un léger aparté dans cette biographie de par trop exhaustive : un petit texte accompagnant la première symphonie pour flûte de panda en bois d’eucalyptus...

 

« Ô toi, panda ! Tu grimpes à l’arbre, insouciant.

Les dangers, tu ne les connais point ! Tu es trop

Crétin pour voir les chasseurs Brönté qui, méchants,

Jane Eyre dans la forêt et qui veulent ta peau [1]»

 

Le texte que je viens de vous lire fait figure de ce que sera l’oeuvre du compositeur. Ennuyeuse, rébarbative, mais toute empreinte de cette naïveté commune aux arbrophistes.

 

Nul n’est prophète en son pays, comme disait Jésus. Ce n’est pas à Delhi que le Mahatma grandit, aurais-je tendance à préciser. Et, de même, ce n’est pas à St. Foulzy que le petit Rameau poussa. Le petit Jean-Philippe, sentant qu’il pouvait devenir quelque chose de grand, quitta ses pénates un matin brumeux de Brumaire, ayant en tout et pour tout dans sa besace une lampe de poche et le carnet des anciens élèves de l’école publique « Paul Presboit » de Chantilly-sur-Sarthe.

Il partit donc en Italie, en général, car son costume d’officier était au pressing, et à Rome en particulier. Il y suivit des cours de musique de chambre, ce qui, en soi, était assez exceptionnel à l’époque pour un jeune aussi jeune, pour ne pas dire un jeune d`un âge si peu avancé. Après ce léger périple, le jeune J.P, comme on le surnommait à l’époque, rentra à Clermont-Ferrand où il organisa des choses et d’autres, on ne sait pas trop, mais quoi qu’il en soit, cela avait un rapport avec la musique. Puis il prit la route de Dijon où il rencontra la Marjolaine avant de repartir pour Paris. Bon, voilà, ça, c’est pour la biographie. Les œuvres maintenant.



[1] Symphonie pour flûtes en bois d’eucalyptus, chapitre premier, St Foulzy les Barbelés, cedex 12.

 

Par Gonzague Loumintope - Publié dans : cours universitaires
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 31 janvier 2007 3 31 /01 /2007 10:19

LA RÈGLE DE TROIS N’AURA PAS LIEU.

« Jamais deux sans trois ! » comme on dit dans le jargon.  « Veni Vidi, Vici ! » comme on dit quand on veut faire croire qu’on a lu « De bello Gallico », qui plus est en latin. Dans la guerre des chiffres, guerre exponentielle et absurde, le trois reste une valeur sûre :

 

 

 

_ « Combien étaient-ils ? » demande le commissaire de police.

_ « Trois, dont la moitié probablement d’origine maghrébine » répond le français moyen.

 

            _ « Prenez trois filets de limande… » dit Paul Bocuse.

 

            _ « Au nom du père, et du fils, et du Saint-Esprit… » dit l’Abbé Deschamps.

 

            _  « Auxerre a battu Troyes 3-0 » ne dit plus Thierry Roland.

 

            _ « Magellan a traversé le détroit éponyme » aurait pu dire Thierry Roland. [Aucun lecteur ne se serait demandé si cette phrase est correcte ou non si je n’avais pas précisé que Thierry Roland aurait pu la prononcer. Lecteur, tu es mauvais dans ton cœur. Va  donc  regarder dans ton dictionnaire avant de porter des jugements]  

 

 

 

« Trois » est le chiffre suprême. Sa suprématie n’est d’ailleurs jamais remise en cause. Sauf, parfois, sporadiquement, par quelques religions qui prétendent :

 

            _ « Nous avons cinq piliers ! »

                        Ou encore :

            _ « Notre chandelier a sept branches ! »

 

Ces religions reconnaissent cependant implicitement l’importance, voire la nécessité du trois. Ainsi, ceux qui ont cinq piliers ont également trois villes saintes (La Mecque, Médine, Jérusalem), tout comme ceux aux candélabres (Jérusalem, Tel-Aviv, Washington).

 Le trois est certes une valeur sûre, il n’en demeure pas moins étouffant. Le trois est un chiffre qui n’est pas assez haut pour ne jamais être atteint. Il est également trop bas pour être oublié. Au contraire du sept, dont les religions susmentionnées sont également friandes, il s’applique à tous et à toutes.

 L’Islam n’a pas sept piliers. Le candélabre n’a pas cinq branches. En revanche, Riri, Fifi et Loulou étaient trois. Les pieds Nickelés aussi. Le club des trois avait trois membres, d’où son nom.

Comment faire pour faire oublier ce trois ?

Une solution serait de prendre Pi. Une alternative comme une autre. La meilleure, même. En premier lieu, et en faisant abstraction des 3,14 millions de chiffres qui suivent le fameux 3,14,  Pi possède la particularité d’avoir en son sein le 3 et le 14. Or le 14, c’est deux fois 7. Ceux aux candélabres seront contents. En outre, si l’on divise 14 par lui même, qu’on le multiplie par 15 et qu’on le divise par trois, on obtient cinq ! Ceux aux piliers seront également contents.  

 

 

            Je sais que certains se demandent : quel intérêt y a-t-il à prouver que 3 fois 5 font 15 et que deux fois sept font 14 ? Je m’en vais de ce pas lustrer vos lanternes : la règle de trois est en fait à l’origine de toutes nos souffrances, dans ce bas monde qui trop souvent ose dire son nom. En refusant la règle de trois, on ouvre la porte aux compromis. Et les compromis, comme leur nom l’indique, sont à l’origine de tout ce que l’absence de compromis ne peut, dans son incommensurable fierté, être en mesure de réaliser.

 

Refusons donc la règle de trois, et les vaches seront bien gardées.

 

COMPROMIS, CHOSE DUE !

 

 

 

Par Gonzague Loumintope - Publié dans : cours universitaires
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 22 juillet 2007 7 22 /07 /2007 19:58

Cher lecteur,

 

Foin de fariboles aujourd’hui, l’heure est grave.

 

Tu l’ignores peut-être, lecteur, mais en plus d’être un excellent écrivaillon, je suis également un merveilleux philosophe doublé d’un fabuleux sociologue. Relativement enclin à rechercher dans la philosophie, c’est-à-dire dans l’étude et non dans son résultat[1], des tenants et des aboutissants, je n’en reste pas moins indépendant et tente de fait d’élaborer des théories propres. Je te l’avoue, lecteur, et ceci n’est pas facile à admettre, il n’est pas évident de personnaliser ses pensées tant l’Histoire et son corolaire, la réflexion sur l’Histoire, ont apporté des théoriciens merveilleux qui se sont déjà penchés sur les problèmes tout aussi éternels qu’inhérents au développement de la misérable et répugnante race humaine.

            Or, rencontre de l’environnement rugueux germanique oblige, il m’est à plusieurs reprises arrivé de m’interroger sur la société, les sociétés, en fait, sur leur apparition, leur origine et, surtout, sur leur pérennité.

 

Partant du principe de base que l’Homme est instinctivement poussé vers les autres, autrement dit, que c’est l’instinct grégaire qui créait les sociétés, primitives ou non, la question du « pourquoi » du rassemblement un peu tribal de populations pourrait facilement être balayée d’un revers de main. Cependant, il serait un peu simple, voire simpliste, de ne voir dans l’apparition de troupeaux humains que le fruit de cet instinct : malgré celui-ci (il existe), il y a toujours une raison ou un but. Tu n’es pas sans le savoir, lecteur, il y a sur ce point-ci, en raccourcissant et ciblant au maximum, deux écoles totalement opposées : l’aristotélicienne et la hobbesienne.

 

            Selon Aristote, les hommes se réunissent car ils sont sociaux, à la recherche d’un plaisir commun. La société est une forme harmonieuse, on ne peut plus logique, forme résultant de la nature  sociable « au plus haut degré » de l’humain[2]. (C’est la raison) Autrement dit, et pour reprendre les termes d’Alain, les Hommes sont « citoyens par nature »[3]. Cette vision un peu naïve et optimiste de la nature humaine fut remise en cause assez logiquement, quoique tardivement, par Hobbes.

 

            Pour Hobbes, au contraire, les êtres humains se côtoient pour se protéger du milieu  dans lequel ils se meuvent et/ou des autres humains[4]. Ces derniers constituent en effet une menace permanente, menace pouvant être tempérée, voire éradiquée (C’est le but) par un rassemblement volontaire de personnes décidées à rester en vie le plus longtemps possible : un contrat de survie passé entre des gens, en quelque sorte, pour reprendre en les déformant un peu les termes de Wolfgang Sofsky sur le Léviathan.[5] La peur et la violence sont à l’origine de la société. 

 

            Je suis, tu t’en doutes peut-être, lecteur, défenseur de la théorie hobbesienne. Je ne puis arriver à considérer que l’Homme est citoyen par nature. Je suis assez défenseur de l’Etat en tant que pouvoir régulateur des Hommes qui, sans ce dernier, seraient livrés à eux-mêmes et n’auraient comme règles de conduite que la survie immédiate et la satisfaction des besoins primaires ; d’où une fabuleuse violence et une certaine anarchie dans le développement (inexistant) des sociétés. (Le terme « anarchie » est ici utilisé dans le sens généralement admis par le peuple, à savoir sa définition apolitique : « Bordel intégral »). Je suis également et de fait pour une plus forte emprise de l’Etat sur les institutions, le capitalisme sauvage étant, selon moi, un retour à la barbarie originelle, à la loi du chacun pour soi - plus structurée, toutefois, et donc plus violente. Je ne suis pas foncièrement contre les hiérarchies, tant que celles-ci sont raisonnées et ne relèvent pas du religieux, de l’oligarchie ou encore du népotisme.  (Je reviendrai dans un prochain billet sur ce point, ce n’est pas le sujet qui nous préoccupe aujourd’hui.)

La société est donc, selon Hobbes et moi-même, en plus d’un cheptel humain de toute façon grégaire, le résultat de la violence et de la volonté de parer celle-ci. Nous en arrivons ici au point qui nous intéresse, à savoir, a posteriori, le maintien des sociétés. 

 

 

 

 

            Lecteur, ô lecteur, tu te demandes probablement pourquoi je me décide tout à coup à laisser de côté ce style absurde, quoique sensé, qui fit ma gloire, pourquoi je renonce le temps d’un aparté tout aussi philosophique que sociologique à mes histoires lacrymales, mielleuses et acerbes. Je te comprends, lecteur, et je m’en vais de mon pas aguerri éclairer ta lanterne. 

Hier au soir, aux alentours de 22 heures, je discutais posément avec un mien ami- que je soupçonne d’être allemand- devant un bar quelconque de Berlin, grosse ville à deux heures en voiture, quatre en Trabi, de la frontière polonaise. Une bière dans une main, une cigarette dans l’autre, nous devisions chasse à courre et gymnastique rythmique sportive, lorsque nos propos se détournèrent assez logiquement des primes sujets, relativement falots, soyons honnêtes, pour en arriver finalement aux origines sociales de la méprisable et pitoyable race humaine. Je lui faisais alors part de mes réflexions. Laissant de côté les origines (que je ne remets pas en cause) citées plus haut, la question de l’apparition et du maintien des sociétés pérennes, c’est à dire des civilisations, celles qui n’ont plus besoin de lutter pour leur survie immédiate, que ces civilisations soient encore « vivantes » ou qu’elles aient déjà disparu, cette question, disais-je donc, fut abordée.

Je soutenais avec virulence, quoique les éléments probants me manquaient sur le coup et que nous avions tous deux bu plus que de raison, que le maintien et la pérennité de ces sociétés étaient d’obédience culinaire, si tu veux bien me passer l’expression, lecteur. (Je vois ton sourire incrédule et légèrement moqueur, lecteur- je ne t’en tiens toutefois pas grief. Mon compagnon de beuverie eut le même regard et le même sourire condescendants.) Que les sociétés sont bâties autour du rituel de la bouffe. Mais au-delà de la simple sustentation, c'est-à-dire du besoin, c’est l’art culinaire, sa mise en pratique et son rythme qui encadrent les sociétés.

Prenons un contre-exemple, une société barbare : les Etats-Unis. Les rituels sustentateurs y sont des exceptions. Thanksgiving est un exemple, mais il est isolé. Le quotidien américain n’est pas rythmé par les repas, leurs préparations, ni même par une quelconque culture culinaire ; les plats américains sont, dans l’ordre de préférence, les hamburgers (qui viennent, comme leur nom l’indique, d’un marchand originaire de Hambourg. En Allemagne. Je le précise pour les imbéciles. Mais les imbéciles ont en principe déjà arrêté de lire) et les pizzas, qui viennent, comme leur nom le laisse à penser, d’Italie, et même de Naples, si l’on veut être précis.

On me dira que cet exemple prouve que ma théorie est fausse, puisque la civilisation américaine est stable. Je l’avoue, on pourrait trouver quatre exceptions à ma théorie. Les Etats-Unis d’Amérique, l’Australie, le Canada et l’Afrique du Sud. MAIS ces quatre exceptions n’en sont pas. Pourquoi n’en sont-elles pas ? Tout simplement par ce que ces sociétés ne sont pas des civilisations stricto sensu, que leur point de départ est totalement différent des « vraies »[6] civilisations. En effet, alors que les sociétés traditionnelles (européennes, africaines, sud-américaines, asiatiques dans le sens le plus large du terme) ont eu, à l’origine, à lutter contre leur environnement direct afin de se former, les sociétés des quatre pays précités[7] ne sont que des conglomérats exterminateurs de sociétés préexistantes.

Anglais, Hollandais, Espagnols, Portugais, Français, tous se sont unis sous la bannière européenne pour joyeusement détruire et massacrer des pans entiers de populations autochtones afin de bâtir sur les territoires desdites peuplades de nouvelles sociétés copiées sur celles déjà existantes en Europe. Autrement dit, les quatre sociétés susmentionnées sont, sans toutefois être précises, européennes. Le mélange de ces populations coloniales a amené à une non-cohésion dans les pratiques culinaires, chacune de ces populations ramenant avec elle un bagage gastronomique différent de celui de son voisin. D’où l’absence généralisée et homogène, sur ces territoires, de culture de la bouffe, en particulier, et de culture en général.

Jusque là, j’ai raison, lecteur. Mais attends, ce n’est pas tout. Je n’ai pas vraiment abordé le sujet qui nous intéresse. Lis jusqu’au bout, et tu verras. Je sais, c’est un peu long, mais le jeu en vaut la chandelle. 

 

Alain soutient que « le sommeil est bien plus tyrannique que la faim », ce en quoi il a parfaitement raison. Je cite souvent Alain, il ne faut pas trop m’en vouloir. Une petite citation du philosophe : « On conçoit un état où l'homme se nourrirait sans peine ; mais rien ne le dispensera de dormir, si fort et si audacieux qu'il soit, il sera sans perceptions, et par conséquent sans défense, pendant le tiers de sa vie à peu près. Il est donc probable que ses premières inquiétudes lui vinrent de ce besoin-là ; il organisa le sommeil et la veille : les uns montèrent la garde pendant que les autres dormaient ; telle fut la première esquisse de la cité »[8]

On pourrait une nouvelle fois croire que je suis dans la panade avec ma théorie, puisque s’il dit vrai, les rituels premiers formant les sociétés relèveraient du sommeil et de son domptage. Quid de la boustifaille ? L’organisation du sommeil, voilà le premier rite, la première articulation[9].

Je l’ai déjà dit, et si tu m’avais correctement lu tu ne ferais pas cette réflexion malvenue, je ne parle pas du rite de la bouffe comme premier rite mais comme facteur de la pérennité des sociétés, de l’articulation de celles-ci. Il me semble en aparté un peu hardi de la part d’Alain de placer l’apparition d’un rituel avant celle d’un autre, comme s’il fallait absolument avoir une chronologie dans les événements. Il semble au contraire bien plus probable que les deux rites soient apparus au même moment.

Mais la réflexion d’Alain nous amène à nous poser une autre question, celle de savoir si l’articulation de la société pérenne est davantage basée sur l’organisation du sommeil que sur celle des repas. Alors, Morphée ou Gargantua ? La question est ma foi fort bonne, je sais, c’est moi qui l’ai posée.

Qu’est-ce qu’une société ? Mmm ? Effectivement, tu as raison, lecteur, une société est un « état particulier à certains êtres qui vivent en groupes plus ou moins nombreux et organisés [10]». Ils vivent en groupe. Ils ne dorment pas en groupe, ou alors si, mais c’est le fait de vivre en groupe qui caractérise la société et non pas le fait de dormir tous ensembles. Dès lors, et même si le rite du sommeil est le premier, comme Alain le prétend, c’est l’organisation de la vie éveillée qui fait d’une société ce qu’elle est. D’où la bouffe et son organisation.

Une société, en plus d’être un groupe, est également un rythme. Attaquez la France de toutes vos forces entre midi et deux heures, vous êtes sûrs de remporter une victoire écrasante. Cette culture gastronomique est à la fois la force et la faiblesse d’une nation, d’une civilisation. On pourrait bien sûr me rétorquer, ce que mes détracteurs ne se priveront pas de faire, qu’une société est bien plus que cela. Je le sais bien et ne le remets pas en cause. Mais je parle d’organisation, pas d’ensemble, je parle de la base.

L’art, la philosophie, toutes ces choses somme toute secondaires, voire inutiles, ne peuvent voir le jour que dans une société déjà organisée, avec un rythme Or, ce que je prétends, c’est que ce  rythme de base est culinaire. La journée est découpée en deux. La matinée est séparée de l’après midi par un repas. De cette césure quotidienne, de même que de certaines traditions telles que l’apéritif ou les repas de famille qui s’éternisent et à la fin desquels on chante en chœur « Ah, le petit vin blanc !», naît une conscience collective, un esprit du peuple, si l’on veut. Ces repas ou traditions culinaires sont les points de repère du quotidien, ce sont les balises de la journée, les cairns de lendemains heureux et enchanteurs.

Chaque nation, chaque civilisation a ses rythmes, ses coutumes gastronomiques, et c’est en fonction de celles-ci que s’articulent non seulement le jour le jour, mais également les planifications des jours suivants… On pourrait même aller encore plus loin, ce que je ne ferai toutefois pas, il commence à se faire tard, mais en parlant de planifications, ca me fait penser que le fait d’aller faire des courses pour préparer un repas est également un rituel qui prend un peu de temps et beaucoup d’argent. Avant d’avoir des supermarchés, on organisait aussi sa vie en fonction des jours d’ouverture des marchés ou du passage du marchand de volailles ambulant… et de cette mise en place du temps naissaient de nouvelles traditions et de nouveaux rituels. 

Voilà ce que je dis, et je sais que j’ai raison : toutes les civilisations sont articulées autour des repas.

Merci de ton attention, lecteur. J’attends ta réaction.

Gonzague.



[1] Que je m’explique: les voies empruntées par les philosophes sont pour moi bien plus importantes que les conclusions que ces derniers tirent de leurs balades intellectuelles. Pourquoi ? me direz-vous. Parce que je réutilise ces voies dans mon sens et la synthèse de celles-ci m’éclaire davantage qu’une vérité ou un point déjà atteints ou acquis. C’est clair ? Bon.

[2] Aristote, Les Politiques (Mais j’ai pas la page sous les yeux, là)

[3] Alain, Propos sur les Pouvoirs (Là non plus)

[4] Hobbes, Thomas, Le Léviathan.

[5] Sofsky, Wolfgang, Traktat über die Gewalt, P7

[6] Sans échelle de valeur.

[7] Dans une certaine mesure, l’Amérique du Sud également, mais les destructions moins massives ont permis de perpétuer certains rites originels.

[8] Alain, Propos sur les Pouvoirs. (Je promets que je chercherai la page)

[9] Tu auras remarqué, lecteur, que j’ai mis de côté l’aspect sécuritaire, considérant celui-ci comme déjà dépassé. Je parle de pérennité, pas de survie immédiate. Je tenais juste à le repréciser.

[10] Petit Robert, Edition 2002.

Par Gonzague Loumintope - Publié dans : cours universitaires
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 16 août 2007 4 16 /08 /2007 07:26

RIONS UN PEU SUR LE PSG[1]

 

 

Parlons foot. Si, une fois n’est pas coutume, parlons foot et essayons de comprendre le PSG.

 

Le Paris-St-Germain est un club de foot fondé en 1970 après une fusion entre un club et un autre dont le nom m’échappe malheureusement à l’heure où je prononce ces quelques lignes. En 1974, le club monte en première division. Bon, jusque là, c’est compréhensible, quoique…certains clubs ont 100 ans et n’ont jamais atteint la troisième division. Le RC Maubeuge, par exemple.

Bref, les premières heures de gloire du PSG sonnent parfois à coup de pourquoi au début des années 80, avec deux coupes de France. En 86, le club est pour la première fois champion. Cet exploit sera renouvelé pour la seconde et dernière fois en 1994. Les années 90 sont d’ailleurs en France frappées du sceau PSG, une équipe qui, de par ses exploits, parviendra même à remporter en 1996 une Coupe des Vainqueurs de Coupe, la finale étant jouée à guichets fermés dans une ambiance de feu contre la fabuleuse équipe du Rapid de Vienne, surnommée fort justement à l’époque le Brésil autrichien.

Cette compétition était si dure, si longue et si éprouvante qu’elle sera, en raison de la pression insoutenable et du risque de dopage en découlant, supprimée trois ans plus tard par l’UEFA. Il n’empêche, le PSG l’a gagnée, cette coupe, et son nom est gravé pour l’éternité entre celui du FC Magdebourg et celui du non moins redoutable FC Tbilissi. La France peut donc se targuer grâce à cet exploit de faire partie des nations ayant décroché cette fameuse C2, au même titre que la Géorgie.

 

 

La même année, le PSG, assoiffé de titres, ne s’arrête pas en si bon chemin et joue la Supercoupe d’Europe, celle qui voyait traditionnellement s’affronter le vainqueur de la Ligue des Champions (en 1996, la Juventus de Turin) et celui de la Coupe des Coupes.

 

Hélas ! Ce sont deux jours apparemment sans, pour les parisiens, qui, rudement éprouvés par la finale de C2 âprement disputée face un adversaire des plus redoutables, s’écroulent et perdent 6-1 au Parc des Princes avant de sauver l’honneur au retour en ne perdant que 3-1.

 9-2 sur l’ensemble des deux matchs. Un exploit qu’aucune équipe n’égalera jamais, la Supercoupe se jouant à présent entre le vainqueur de la coupe de l’UEFA et celui de la Ligue des Champions  sur un seul match.

 

 

En Europe, Paris fait peur. Et sur le plan national, le PSG reste une référence. Avec ses deux titres de champion, il titille en effet le FC Sète et pourrait faire de même avec l’OGC Nice, s’il venait un jour prochain à remporter un nouveau titre.

 

Le PSG fait partie de ces rares équipes tous les ans favorites pour le titre de champion de France, et ce quel que soit le classement de la saison précédente. Le PSG est ainsi favori cette année, alors qu’ils ont terminé la saison dernière à une honorable 15° place, et qu’ils avaient vaillamment  conquis les 9° et 11° les deux années précédentes.  

 

Le PSG (je me répète, je sais) est le seul club à avoir une chronique régulière dans l’Equipe, une chronique dans laquelle on apprend, par exemple, que tel joueur remplaçant se sent bien, qu’il est parisien dans son cœur et qu’il a fait le bon choix en signant à Paris, même si le club n’a plus le standing de 1994, mais que ça reste un grand club, et que ceux qui prétendent le contraire sont jaloux des nos deux titres de champion, et que les kinés sont sympas, et qu’il y une bonne ambiance malgré l’élimination face à Skopje au premier tour de la Coupe Intertoto et que non, le match nul à Metz ne remet pas en question son avenir au sein de l’équipe réserve.

 

Bref, le PSG est l’EQUIPE, en France. Et si je continue de suivre la Ligue 1, à mes heures perdues, c’est pour elle que je le fais.

 

 



[1] Je sais, c’est  facile, mais c’est quand même drôle.

 

 

Par Gonzague Loumintope - Publié dans : cours universitaires
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 26 octobre 2007 5 26 /10 /2007 11:33

Un test tout simple.

 

Je voudrais tout simplement savoir combien de personnes cliqueront sur ce lien:

 

http://loumintope.blog.lemonde.fr/

 

qui se trouve être mon autre blog, que j'aime bien et qui est régulièrement mis à jour, contrairement à celui-ci, comme les plus perspicaces d'entre vous l'auront déjà remarqué.

 

Bientôt viendra une nouvelle aventure, celle de Jocelyne, secrétaire chez Emitronic, et de sa maman, pas secrétaire.

Bien à vous,

 

Supérieurement vôtre,

 

Gonzague

 

 

 

Par Gonzague Loumintope - Publié dans : cours universitaires
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Calendrier

Janvier 2010
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

Recherche

Recommander

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus