Rions un peu...

Publié le par Gonzague Loumintope

RIONS UN PEU SUR LE PSG[1]

 

 

Parlons foot. Si, une fois n’est pas coutume, parlons foot et essayons de comprendre le PSG.

 

Le Paris-St-Germain est un club de foot fondé en 1970 après une fusion entre un club et un autre dont le nom m’échappe malheureusement à l’heure où je prononce ces quelques lignes. En 1974, le club monte en première division. Bon, jusque là, c’est compréhensible, quoique…certains clubs ont 100 ans et n’ont jamais atteint la troisième division. Le RC Maubeuge, par exemple.

Bref, les premières heures de gloire du PSG sonnent parfois à coup de pourquoi au début des années 80, avec deux coupes de France. En 86, le club est pour la première fois champion. Cet exploit sera renouvelé pour la seconde et dernière fois en 1994. Les années 90 sont d’ailleurs en France frappées du sceau PSG, une équipe qui, de par ses exploits, parviendra même à remporter en 1996 une Coupe des Vainqueurs de Coupe, la finale étant jouée à guichets fermés dans une ambiance de feu contre la fabuleuse équipe du Rapid de Vienne, surnommée fort justement à l’époque le Brésil autrichien.

Cette compétition était si dure, si longue et si éprouvante qu’elle sera, en raison de la pression insoutenable et du risque de dopage en découlant, supprimée trois ans plus tard par l’UEFA. Il n’empêche, le PSG l’a gagnée, cette coupe, et son nom est gravé pour l’éternité entre celui du FC Magdebourg et celui du non moins redoutable FC Tbilissi. La France peut donc se targuer grâce à cet exploit de faire partie des nations ayant décroché cette fameuse C2, au même titre que la Géorgie.

 

 

La même année, le PSG, assoiffé de titres, ne s’arrête pas en si bon chemin et joue la Supercoupe d’Europe, celle qui voyait traditionnellement s’affronter le vainqueur de la Ligue des Champions (en 1996, la Juventus de Turin) et celui de la Coupe des Coupes.

 

Hélas ! Ce sont deux jours apparemment sans, pour les parisiens, qui, rudement éprouvés par la finale de C2 âprement disputée face un adversaire des plus redoutables, s’écroulent et perdent 6-1 au Parc des Princes avant de sauver l’honneur au retour en ne perdant que 3-1.

 9-2 sur l’ensemble des deux matchs. Un exploit qu’aucune équipe n’égalera jamais, la Supercoupe se jouant à présent entre le vainqueur de la coupe de l’UEFA et celui de la Ligue des Champions  sur un seul match.

 

 

En Europe, Paris fait peur. Et sur le plan national, le PSG reste une référence. Avec ses deux titres de champion, il titille en effet le FC Sète et pourrait faire de même avec l’OGC Nice, s’il venait un jour prochain à remporter un nouveau titre.

 

Le PSG fait partie de ces rares équipes tous les ans favorites pour le titre de champion de France, et ce quel que soit le classement de la saison précédente. Le PSG est ainsi favori cette année, alors qu’ils ont terminé la saison dernière à une honorable 15° place, et qu’ils avaient vaillamment  conquis les 9° et 11° les deux années précédentes.  

 

Le PSG (je me répète, je sais) est le seul club à avoir une chronique régulière dans l’Equipe, une chronique dans laquelle on apprend, par exemple, que tel joueur remplaçant se sent bien, qu’il est parisien dans son cœur et qu’il a fait le bon choix en signant à Paris, même si le club n’a plus le standing de 1994, mais que ça reste un grand club, et que ceux qui prétendent le contraire sont jaloux des nos deux titres de champion, et que les kinés sont sympas, et qu’il y une bonne ambiance malgré l’élimination face à Skopje au premier tour de la Coupe Intertoto et que non, le match nul à Metz ne remet pas en question son avenir au sein de l’équipe réserve.

 

Bref, le PSG est l’EQUIPE, en France. Et si je continue de suivre la Ligue 1, à mes heures perdues, c’est pour elle que je le fais.

 

 



[1] Je sais, c’est  facile, mais c’est quand même drôle.

 

 

Publié dans cours universitaires

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